Essai Toyota Celica GT 1976 et Celica GT-Four 1995 : Evolution du genre

ESSAI TOYOTA CELICA ST 205 ET GT 1600Le spécialiste Toyota qu’est le garage Degenève nous a proposé l’essai de ces deux modèles éloignés de presque vingt ans. Deux décennies qui ont vu apparaître en course de nouvelles technologies mais aussi une philosophie différente : les années 70 offraient encore aux voitures proches de la série une chance de se distinguer en rallye tandis que, vingt ans plus tard, seules les vraies voitures de course pouvaient s’imposer. Texte Lionel Robert – Photos Christian Chiquello Dans les années soixante, Jean-Pierre Degenève, le papa d’Aurélien, dispute la Coupe R8 Gordini avant d’enchaîner une quinzaine de saisons en rallye. En 1979, il achète à la casse une Toyota Celica GT modèle TA23 de 1976. Il reconstruit alors la voiture aux couleurs officielles Toyota puis assure lui-même une préparation Groupe 1 (et même plutôt maxi Groupe 1 pour la partie moteur) dans le but d’engager l’auto dans des rallyes sur terre. L’année 1981 sera la seule et unique saison de courses de cette Toyota. Cinq rallyes dont une 6e place dans le Groupe 1 au Causses Rouergat avant de remiser la Celica GT au garage et de se consacrer uniquement à sa famille et à son entreprise (ce qui est déjà fort bien). Vingt ans plus tard, la voiture sort de sa longue hibernation permettant à Aurélien et son papa un engagement à la Coupe des Alpes 2002 (rallye de régularité). S’en suivront quelques montées historiques et une apparition au Festival of Speed de Goodwood en 2011 (spéciale en forêt). TOYOTA CELICA GT 1600-037Celica GT : une base rustique La Celica GT est une propulsion équipée d’un essieu arrière rigide. L’autobloquant est taré à 100 % afin de ne pas perdre en route les chevaux qui ne sont déjà pas bien nombreux. Le moteur 4 cylindres de 1600 cm3 est situé à l’avant en position longitudinale. Il est équipé de deux arbres à cames en tête commandant 2 soupapes par cylindre. Il est alimenté par 2 carburateurs Solex, le tout délivrant 113 ch pour 940 kg, pas de quoi s’enthousiasmer outre mesure. Le train avant de facture classique possède néanmoins une barre anti-roulis et des disques de faible dimension. Le freinage arrière est composé de tambours que Degenève a rapidement remplacés par des disques. Le train arrière possède ses ressorts hélicoïdaux d’époque que complètent des amortisseurs hydrauliques nécessaires à la compétition sur terre. L’auto est équipée d’un pont court 5:125. Cette Toyota Celica GT a été produite de 1976 à 1978, la dénomination exacte étant TA23 LMQG. C’est un peu indigeste mais cela permet, paraît-il, de reconnaître les vraies Celica GT des autres. Extérieurement la ligne est sympathique à l’image de ce pare-chocs avant intégré à la carrosserie. A l’origine la pièce était chromée mais elle fût peinte en blanc sur la voiture ainsi préparée. Dans les années 70, où les butoirs étaient plutôt proéminents, ce pare-chocs intégré faisait figure d’innovation. De même, les rappels de clignotants sur les côtés font davantage penser aux américaines. Enfin, cette calandre 4 phares était aussi l’apanage de voitures à tendance sportive.

Au volant de la Celica GT Hormis la banquette et le siège passager qui ont été retirés, l’intérieur est d’époque… TOYOTA CELICA GT-FOUR ST 205-017Retrouvez l’intégralité de l’essai dans Echappement Classic n°75 en vente en kiosque ou en ligne sur hommell-magazines.com

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