Subaru Impreza 555 Groupe A 1994/95 : Concentré de technologie

Subaru-Impreza-Groupe-A-1994-1995

Puristes du VHC, ne nous en veuillez pas d’essayer une «jeune ancienne» mais cette Subaru Impreza, voiture d’essai de Colin McRae en son temps, a trop marqué les passionnés de rallye pour que nous passions à côté d’une auto sacrée championne du monde des rallyes en 1995 et 1996.

Texte Lionel Robert – Photos François Baudin/Austral

Allô, Echappement Classic ? C’est Henri Depons de RSC. Nous voudrions vous proposer l’essai de la toute dernière acquisition de Serge Cazaux, une Subaru Impreza modèle 94 avec les évolutions 95. » Connaissant la qualité des autos de la petite équipe bordelaise, nous profitons de la fin de l’automne pour réaliser un essai qui ravivera des souvenirs encore bien présents. Henri nous explique le choix de cette auto : « Nous voulions ce type de voiture mais ce n’était pas facile à trouver (seulement 63 exemplaires auraient été assemblés, Ndlr). Grâce à Vincent Gosset, un ancien de Cilti Sport qui connaît bien les Subaru, nous avons trouvé en Belgique l’une des premières autos construites par Prodrive, le châssis 002. » Cette Impreza, qui a succédé en 1993 à la Legacy, précédemment engagée en rallyes par Subaru, était la voiture de Colin McRae lors d’essais en Suède. Elle n’a pas couru dans le team officiel et a donc moins subi que d’autres les outrages du temps. Prodrive l’a ensuite vendue à un Irlandais qui l’a conservée longtemps sans toutefois beaucoup courir. Puis KG Motorsport l’a remise en état et aux couleurs d’origine avant de la revendre à un concessionnaire Subaru de Belgique il y a quatre ans. S’en servant assez peu (essentiellement pour des exhibitions ou des shows), ce propriétaire l’a revendue à Serge Cazaux, le boss de RSC, il y a un an. Précisons qu’une Impreza avec palmarès est quasi introuvable, sans parler du prix élevé qu’une telle rareté bien restaurée pourrait atteindre.
Pourquoi acheter une telle auto puisque l’on ne peut pas courir en VHC avec (la période d’homologation s’arrête à fin 1990 avec la classe J2) ? Tout d’abord pour l’objet en lui-même et ce qu’il évoque aux nombreux passionnés de rallye. Pour son niveau de performance aussi car avec ses 300 ch, ses 4 roues motrices et ses ponts pilotés, cette Groupe A serait encore capable de performances bien supérieures à ce qu’il est raisonnable d’accepter en VHC. Et puis cette auto n’est pas condamnée à rester au garage ou au musée car des événements de première importance acceptent ces bolides en démonstration (Eifel Rallye Festival en Allemagne, Rallye Festival Trasmiera en Espagne, Vosges Rallye Festival, etc.). La voiture n’est pas encore descendue de son plateau de transport mais elle attire le regard des quelques visiteurs présents ce jour sur le site de Fontenay Pole en Vendée. Un joli bleu, une déco en « bananes jaunes » pour contourner la loi anti-tabac (marque de cigarettes du groupe British American Tobacco, 555 a été étroitement liée à l’histoire de la marque en rallye, à tel point que Subaru a sorti une série limitée à ses couleurs célébrant son titre de champion du monde 1995) et une ligne aux contours plutôt adoucis par rapport à sa devancière, la Legacy. Certes, une berline tri-corps à quatre portières fait moins rêver qu’une Stratos ou une 037 mais au moins cela rend plus aisé l’identification au modèle de série. Comme il s’agit d’une voiture obéissant à la règlementation Groupe A, tout n’est pas permis, à commencer par les volumes habitables qui restent évidemment les mêmes. Il y a donc de l’espace perdu dans le coffre et au niveau des places arrière.
A l’instar d’autres voitures du même groupe d’homologation, on visualise sans cesse le grand écart entre équipement de série et technologie de haute compétition…

Retrouver l’intégralité de l’essai, dans Echappement Classic n°74 en vente en kiosque ou en ligne sur hommell-magazines.com

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